Installer Bodhi Linux

Le 1er avril dernier, je parlais de la sortie de Bodhi Linux 1.4.0 et à la fin de ce « mini article », je parlais d’une…surprise !

Et cette surprise, j’y arrive là…maintenant ; qu’est ce donc ?

Eh bien, je vais faire un p’tit déroulé d’une installation de la distribution Bodhi Linux à partir d’un Live CD ou d’une clé USB bootable (vous allez voir, c’est aussi simple que d’installer une Ubuntu).

Attention, accrochez les ceintures de sécurité de vos yeux, c’est parti… 😉

J’ai procédé à cette opération sous VirtualBox OSE, afin de pouvoir gérer les captures d’écran… A la base, je souhaitais le faire sous forme de vidéo, mais s’aurait été trop long…et j’aurais été tenté de placer des jeux de mots foireux ou des blagues à la con toutes les 30 secondes pour meubler les différents moments d’attente, donc…du texte et des captures d’écran, ça sera finalement…mieux !
🙄

L’article est long et il y a « quelques » images à charger…j’ai essayé de les rendre les plus légères possibles.

Alors pour commencer, vous démarrez sur le LiveCD ou sur la clé bootable et après une grosse poignée de secondes (et peut être une action humaine, genre…changer l’ordre de boot sur votre ordinateur) vous arrivez sur un tel écran :

Vous ne touchez à rien, vous attendez que ça se passe (généralement, ça ne pose aucun problème…même à des non techniciens) !

Après quelques instants, vous allez avoir le choix de démarrage…

Vous choisissez Bodhi Linux – live/install (ça se tombe bien, c’est le choix par défaut) et vous appuyez sur la touche ENTRÉE.

Si vous êtes pris d’un doute ou que vous n’avez pas confiance en vos doigts, ne touchez à rien et le démarrage se fera par défaut sur le choix qui va bien (qui a dit que c’était dur ?)…
…rapidement, on revient sur l’écran noir avec quelques phases du démarrage :

(dont une superbe barre mobile en plusieurs couleurs…là j’avoue que j’ai cru que j’avais un emmerdement avec ma carte vidéo, il semblerait que non !)

C’est maintenant qu’on va « personnaliser » le setup d’Enlightenment (du moins pour le lancement) ; suivant le matériel sur lequel vous démarrez, il vous est demandé de choisir la version la plus adaptée (quand on va fait son choix, on clique sur Next).

« Bare »
C’est le strict minimum au niveau de la configuration initiale, vous aurez quasiment tout à faire ; recommandé aux utilisateurs avancés (si vous ne connaissez pas le principe de fonctionnement des EFL…Enlightenment Foundation Libraries, je vous déconseille d’utiliser cette préconfiguration)

« Compositing »
Avec ce choix, vous aurez accès à un gestionnaire de fenêtre assez « flashy » (prise en compte de l’accélération logicielle et matérielle) ; déjà pas mal de choses par défaut…vos yeux vont commencer à en avoir pour leur argent !

« Desktop »
La préconfiguration du « juste milieu » ; c’est ce qui satisfaira la quasi majorité des utilisateurs… Du beau sans que ça bouge dans tous les sens et une bonne dose d’outils (gadgets & modules) déjà fonctionnels… Bref, c’est celui que je vous recommande si vous pensez que vos synapses vont cramer à cause du changement brutal !

« Fancy »
Si vous êtes un artiste ou que vous avez un panel de perception un peu décalé, alors je vous conseille cette préconfiguration…ça semble un peu space au départ mais bon, on s’y habitue !

« Laptop/Netbook »
Préconfiguration que je vous conseille si vous démarrez sur un portable ou un netbook (voire…si vous ne supportez une barre de menus que si elle se trouve en haut de l’écran) !

« Tablet »
Vous démarrez sur une tablette via une clé USB bootable ? Alors je vous conseille cette préconfiguration… Bon par contre, n’ayant pas testé sur une tablette (je n’en possède pas), je ne peux pas vous confirmer le fonctionnement de la partie « tactile » d’une bête de cette catégorie… Si vous testez, tenez moi au jus car j’avoue être intéressé !

« Tiling »
Le principe du tiling, c’est d’occuper toute la place disponible sur votre écran, contrairement au flottant ; l’écran sera découpé suivant le nombre de fenêtres ouvertes.

Une fois que vous avez choisi votre « préconfiguration » du gestionnaire de fenêtres, il ne vous reste plus qu’à choisir le thème que vous souhaitez utiliser (pour le choix, même principe que pour la préconfiguration…je mets les captures à la suite les unes des autres pour vous les présenter rapidement) :

Une fois votre choix fait (via le clic sur Next), le chargement va se finir et cela va vous donner (dans le cas de préconfiguration Desktop + thème Default) ceci :
Voilà, vous avez booté sur votre ordinateur avec le LiveCD (ou clé USB bootable) de Bodhi Linux… Est ce que c’était si compliqué que ça !?

Prenez le temps de découvrir l’interface afin de vérifier si ça vous plait…ou pas ! 😉

Alors maintenant, si vous souhaitez aller un peu plus loin et installer cette distribution sur votre ordinateur, nous continuons ; pour cela, on va aller cliquer sur le bouton « Install » visible sur le rack en bas de l’écran (une petite capture pour vous aider) :
Dans l’ordre, de la gauche vers la droite, vous avez :

  • le bouton du menu d’appel du menu principal (accessible par un clic gauche),
  • le bouton de Midori,
  • le bouton du gestionnaire de fichiers,
  • le bouton du terminal, etc…

C’est rapide mais je pense que ça devrait vous aider à vous situer ! 😉

Après avoir cliqué sur le bouton « Install » du rack, il nous est demandé dans quelle langue nous souhaitons faire l’installation :
Même s’il y a des différences, c’est structuré de la même façon que pour une Ubuntu…vous le noterez à de multiples reprises par la suite !

La fenêtre suivante nous invite à vérifier les pré-requis à l’installation d’une Bodhi Linux :
A savoir :

  • avoir au moins 1,2 GB de libre sur le disque dur,
  • être relié au secteur,
  • être connecté à internet.

Mmmh’… Quelque chose me dit qu’ils ont de l’humour chez Bodhi Linux… 🙄

En ce qui me concerne, je n’ai pas coché l’option « Télécharger les mises à jour pendant l’installation » mais rien ne vous empêche de le faire.

Ceci fait, nous arrivons à une nouvelle fenêtre…celle où on va nous proposer de partitionner le disque dur de notre ordinateur :
Alors j’ai fais au plus simple, j’ai sélectionné « tout effacer et utiliser le disque en entier » ; mais si vous êtes à même de le faire, je vous conseille le mode avancé et de séparer votre « home directory » de la racine de votre système (ça permet d’éviter de perdre vos données en cas de réinstallation du système).

Après avoir cliqué sur le bouton « Suivant », nous arrivons à une nouvelle fenêtre :
Je rappelle que j’ai fait cette installation sous VirtualBox, comme on peut le voir dans la précédente capture !

Pour passer à la suite de l’installation, nous cliquons sur le bouton « Installer maintenant ».

Nouvelle fenêtre, le « choix de la localisation » :
Logiquement, le choix par défaut sera correct… Vous n’aurez qu’à cliquer sur le bouton « Suivant ».

Fenêtre suivante, la disposition du clavier :
Là aussi, le choix par défaut devrait être correct ; néanmoins, vous pouvez vérifier la reconnaissance de votre clavier dans le champs de test… Une fois que c’est géré, vous n’avez plus qu’à cliquer sur le bouton « Suivant ».

Puis, nous arrivons à la gestion de l’identité ; de ce que vous allez mettre dans les champs de cette fenêtre, dépendra votre identification et votre authentification sur votre ordinateur (création du compte utilisateur, de la home directory, etc) :
Ca ne devrait pas vous poser de problème… Une fois ceci géré, vous cliquez une nouvelle fois sur le bouton « Suivant » !

Voilà… C’est parti mon kiki !

Pour le fun, j’ai capturé les quelques écrans non interactifs qui sont affichés pendant l’installation (ça fait de la lecture, désolé…c’est en anglais, mais je vous fait une p’tite traduction à l’arrache dans l’esprit du bouzingue)…

« Welcome »

On nous remercie d’avoir choisi Bodhi Linux.
Les concepteurs croient fortement qu’un bel outil minimal est le plus à même d’apporter le nécessaire à l’utilisateur et qu’il lui sera facile de choisir les outils qui lui sont réellement nécessaires sur l’AppCenter de Bodhi Linux (ce qui évite un système surchargé à l’installation, avec tout un tas d’applications qu’on utilisera peut être une fois, ou deux).
Bodhi Linux utilise le gestionnaire de bureau Englightenment, qui permet d’avoir un système léger et qui sera comme on veut qu’il soit.
Une documentation est accessible et la communauté est amicale… Vous pouvez aussi découvrir par vous même.

« Appcenter »

La façon la plus simple d’installer une nouvelle application est d’utiliser l’AppCenter. C’est un service en ligne fourni par Bodhi et vous y trouverez toute sorte de logiciels pour « épicer » votre nouveau système.
L’application Synaptic vous permet aussi d’ajouter de nouvelles applications à partir de nos dépôts de de ceux d’Ubuntu.
Si malgré ça vous ne trouvez pas l’application dont vous auriez besoin, demandez sur notre forum et nous la rendrons disponible.

« Documentation »

Tout le monde a besoin d’aide à différents moments ; vous pourrez en trouver sur le wiki.
La première fois que vous lancerez Midori, vous accéderez au guide de démarrage rapide pour Bodhi Linux (pour le fun, le lien vers la page de démarrage rapide de Bodhi Linux en français ; je vous conseille d’en faire le tour pour connaître un peu mieux Enlightenment et la distribution Bodhi Linux).
Une autre ressource importante est le « Bodhi guide to enlightenment » ; il vous permettra d’approfondir votre connaissance sur Bodhi Linux et Enlightenment.

« Community »

Si vous n’arrivez pas à trouver solution à vos problèmes dans notre documentation, n’ayez pas peur. Nous avons un forum très actif et vous pourrez y demander de l’aide. Les membres de notre communauté sont sympathiques et essaierons de vous aider à régler vos problèmes.
Nous avons aussi un accès chat IRC où vous pourrez poser vos questions et discuter.
Rejoignez notre communauté.

« Donations »

Bodhi Linux est une organisation à but non lucratif et ne fonctionne qu’à l’aide des dons faits par les nombreux membres de la communauté.
Vous pouvez nous aider à faire exister cette distribution en nous faisant un don.
Il est aussi possible de devenir un membre actif de la communauté.
Pour plus d’informations, visitez notre site.

Après quelques minutes, l’installation va se terminer…
…et vous inviter à redémarrer votre ordinateur (il sera nécessaire d’enlever le CD du lecteur ou de débrancher la clé USB) !

Au premier démarrage du nouveau système, il vous sera demandé quelle préconfiguration et quel thème vous préférez (tout comme pendant le démarrage sur le CD ou sur la clé USB) ; ça ne sera demandé qu’une fois… Le paramétrage sera définitif et ne pourra être modifié que de façon manuelle par l’utilisateur…

Voilà… Vous avez installé Bodhi Linux sur votre ordinateur ! 🙂

A titre d’indication, l’installation a duré environ 1 heure ; ça peut sembler énorme mais je rappelle qu’elle a été faite en virtualisation sous Ubuntu 10.04 LTS, sur un P4 3GhZ avec 2 GO de RAM…
…sur une machine « un peu » plus actuelle et en réel, ça sera nettement plus rapide !

2 commentaires

    • Bonjour Frédéric…
      Oui, j’avoue avoir eu la main « un peu » lourde pour ce qui est des images… En voulant montrer le plus possible les choses, je crois que j’ai exagéré un poil !
      Merci d’être passé et surtout, merci pour l’avis.
      😉

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